mercredi 31 décembre 2014

Nouvel an et changement d'heure... un casse tête !

A quelques heures de basculer en 2015, une petite vidéo sympathique pour essayer de comprendre pourquoi certains pays sont déjà l'année prochaine. 

C'est évidemment une histoire de fuseaux horaires, mais contrairement à ce que l'on imagine, il n'y en a pas uniquement 24 et la logique d'un découpage mathématique s'efface souvent devant des impératifs politiques ou économiques !



Comprendre l'étrange découpage des fuseaux... par lemondefr

samedi 20 décembre 2014

Joyeux Noël et bonnes fêtes à tous


Il y a cent ans, des millions d'hommes se préparaient à passer Noël dans les tranchées après 5 mois d'un conflit déjà meurtrier. Après les sanglants assauts de l'été et de l'automne, les tranchées sont en place, témoins boueux et glacés de stratégies d'un autre temps combinées à un armement moderne, destructeur et fabriqué en grande série.


C'est dans ce contexte que la nuit de Noël 1914, des scènes de fraternisation ont lieu partout sur le front : sapins de Noël, échanges de denrées et de vin, messes communes dans le No man's land et même parties de football sont attestées en de nombreux endroits. La trêve de Noël n'aura sans doute jamais mieux porté son nom qu'en cette année 1914, une nuit où des ennemis ont réussi à faire preuve d'une humanité insoupçonnée. 

La guerre reprend cependant vite ses droits et les Etat-majors s'empressent d'organiser une rotation transversale des bataillons sur le front pour éviter que les mêmes hommes ne se retrouvent face à face... Sait-on jamais, à force de se connaitre, de comprendre qu'ils vivaient le même enfer, ils aurait pu ne plus avoir tellement envie de se battre...

Cette année de centenaire de 1914, il me parait logique de vous recommander de voir, ou revoir ce magnifique film de Christian Caron sorti sur les écrans en 2005. 

Joyeux Noël à tous !




Joyeux Noël

vendredi 19 décembre 2014

Première L : La ville et concours photo

Vous pouvez télécharger le début du cours sur la ville que nous avons commencé jeudi. Vous y retrouverez les photos d'Alès montrant l'extension urbaine de la ville depuis 1 siècle ainsi que l'exemple d'espace périurbain que je vous ai présenté en classe sur la périphérie de la ville de Pau. 

Pour mi-janvier, je vous rappelle que vous devez me rendre les travaux photos dont nous avons parlé en classe sur le thème des Espaces Périurbains. 

Vous devez me rendre 5 photographies au minimum.

Chaque photo doit être accompagnée :

D’une localisation précise de la prise de vue à l’aide d’une carte et/ou d’une image satellite.

D’un commentaire technique de la photo : choix du cadrage, des différents plans, de la luminosité, des retouches éventuelles…


D’un commentaire répondant à ces questions : qu’est-ce qui est pris en photo ? En quoi cela traite-t-il le sujet ?

Paysage périurbain à l'est de Pau, Olivier Bourda, 2012. Localisation 

mercredi 17 décembre 2014

Terminale S : Etats-Unis, suite et fin.

Vous pouvez vous procurer la fin de notre cours sur les Etats-Unis et le monde depuis 1945. 

Il s'agit de la séance 3 traitant de la puissance américaine depuis 2007 dans le contexte de la crise économique, de la montée en puissance de la Chine et de la politique étrangère plus multilatérale (ou moins unilatérale !) menée par Obama qui a succédé à Georges W. Bush en 2008. 

Il y sera beaucoup question de caricatures. En voici un (petit) aperçu :













mardi 16 décembre 2014

Première L : Valoriser et ménager les milieux

Vous pouvez télécharger le diaporama sur la première partie de notre thème de géographie "aménager et développer le territoire français."

Vous y trouverez les exemples qui nous ont servi en classe pour définir ce que sont les milieux mais aussi ce que l'on entend par valorisation et par la nécessité de les ménager.  Vous pouvez y trouver également les documents de l'étude de cas sur la valorisation des milieux alpins ainsi que le croquis sur les atouts et les contraintes du territoire français.

Pour rentrer dans ce sujet, nous pouvons développer l'exemple du reboisement du massif de l'Aigoual. Au XVIIIe siècle, une intense pression anthropique amène un déboisement quasi total du massif. Les conséquences sont dramatiques en terme de ruissellement sur les versants qui emportent les maigres sols mais aussi en terme d'inondations catastrophiques dans les vallées. 

La photo ci-dessous montre l'intense ravinement d'un versant largement déboisé au dessus du village de Balsièges (Lozère) en 1880. C'est là le résultat des précipitations très violentes qui touchent les Cévennes à l'automne, mais surtout du déboisement du versant qui dénude le sol et le rend très sensible au ravinement.


Les conséquences sont telles qu'un gigantesque reboisement du massif est entrepris à partir de 1875 par le Forestier Georges Fabre. Pour obtenir les financements nécessaires à ce chantier pharaonique qui s'étale sur près de 40 ans, Il démontre qu'une partie de l'ensablement du port de Bordeaux vient de la terre arrachée par les pluies dans le massif de l'Aigoual... Au total ce sont près de 68 millions d'arbres qui sont replantés sur tout le massif.

La photo ci-dessous en montre le résultat en 1970 : Prise au même endroit que la précédente, elle montre ce versant au dessus de Balsièges complètement reboisé en pin. 



L'histoire de ce reboisement est racontée dans un film réalisé par Marc Khanne en 2007 dont voici l'affiche et la bande annonce :




lundi 15 décembre 2014

Première DNL : 20th century wars in movies and comic books

You can download the slideshow on our topic : War, comic books and movies across the 20th century.



To know why American movies can be useful to understand History, you can read this previous article from my blog about movies and their context. You can also read this one about the TV series Homeland, a very relevant one to know about the American foreign policy nowadays. This one about a filmography of January 2013 could be also interesting... even if it's in French !

To prepare the work, it could be interesting to think about the links between the American film industry, the Government and the Pentagon :
National security issues are very often portrayed by Hollywood as global issues in American movies. With its worldwide audience, Hollywood is one of the main assets of the soft power made in USA to spread American values, National Security concerns... and to designate enemies.

As Jean Michel Valantin says in the conference you can watch below : "How do we apprehend the war in France (and all over the world) ? By watching American war movies !"



tv.aege

You can also watch this TV documentary to see how close are the links between Hollywood and the Pentagon. 


jeudi 11 décembre 2014

TS: Les Etats-Unis et le monde depuis 1945

Voici le début du cours sur notre 2e thème d'histoire de l'année : les Etats-Unis et le monde depuis 1945.

Une partie du cours porte sur le cinéma américain comme aspect d'une puissance globale qui en cumule tous les aspects, comme le dit Huber Védrine quand il parle d'Hyperpuissance en 1999 :

"En effet, la suprématie américaine d'aujourd’hui s'exerce aussi bien sur l'économie, la monnaie, la technologie, les domaines militaires que sur les modes de vie, la langue et les produits culturels de masse qui submergent le monde, modelant les pensées fascinant jusqu'aux adversaires des États-Unis. C'est pourquoi j'emploie le terme d'hyperpuissance."


Ainsi, le cinéma américain est un vecteur privilégié pour propager à l'échelle mondiale les valeurs, la culture, la société de consommation, mais aussi les enjeux de sécurité nationale. 

On peut illustrer rapidement ce que véhicule le cinéma avec l'exemple d'un (mauvais) film de Francis Lawrence sorti en 2007 : I am a legend. qui est l'adaptation d'un roman de Richard Matheson paru en 1954, dans un tout autre contexte. Il est d'ailleurs assez savoureux de constater à quel point l'adaptation diffère du roman original !

De quoi s'agit-il ? Un brillant et beau médecin (Will Smith, qui a déjà sauvé le monde dans d'autres films comme Independance Day ou Men in Black...) officier de la navy, un des derniers survivants d'une pandémie mondiale transformant les hommes en zombies, continue ses recherches dans un labo secret d'un New York post-apocalyptique. Peu avant de mourir (en héros bien sûr) il confie à une autre survivante une fiole de son sang qui contient l'anticorps au virus car il est immunisé. Cette dernière gagne le Vermont, où une petite colonie de survivants s'est installée, dans un pittoresque village rural américain, sis sur une jolie colline verdoyante, cernée de murailles gardées par des GI's. La fiole qu'elle apporte permet à l'humanité d'enrayer la pandémie. Dans le film, c'est donc bien ce médecin qui est une légende pour avoir, en se sacrifiant, transmis aux survivants le moyen d'éradiquer la pandémie. Voir la scène finale.

Ce happy end où les EU sauvent le monde, tout à fait commun dans le cinéma américain,  puise ses racines au plus profond des mythes qui entourent la fondation de ce pays.

On y trouve là  l'idée messianique et biblique de la "city upon the hill" professée par John Winthrop, immigrant puritain arrivé en 1629 et 1er gouverneur du Massachussets. On y voit aussi l'idée universelle du phare éclairant le monde depuis cette nouvelle Jérusalem que souhaitaient fonder ces Pères Pèlerins. 

Ce film nous en apprend aussi beaucoup quand on s'intéresse au contexte dans lequel il est tourné (2006-2007) mais aussi au livre de Richard Matheson dont il est une adaptation, écrit dans un tout autre contexte (1954) et qui permet une analyse tout à fait différente !

Quel est le contexte de 2007 ? Les EU, en fin de 2e mandat de Bush se sont rendu compte de l'échec de la doctrine de ce dernier (façonner le monde) qui a donnée lieu, entre autres, à la guerre d'Irak de 2003. L'Irak est un échec, le  retrait des troupes est d'ailleurs amorcé. La situation en Afghanistan n'est guère meilleure. Les EU ont découvert les limites de leur hyperpuissance. Et ces limites sont d'autant plus évidentes que 2007 voit l'émergence de la crise des subprimes qui en se propageant à l'ensemble de l'économie mondiale va donner la crise économique dans laquelle nous sommes encore plongés aujourd'hui. 2007 est donc une année qui voit remettre en cause le modèle économique américain, dont la puissance est d'ailleurs contestée par de grands émergents, au premier rang desquels la Chine. 

Par ailleurs, l'idée que ce modèle économique a des conséquences néfastes sur la planète et les sociétés humaines s'est largement propagée, y compris à travers le cinéma américain. Le documentaire Une vérité qui dérange où l'ex vice-président américain Al Gore se fait en 2006 l'apôtre du réchauffement climatique global et le blockbuster Le jour d'après en 2004 ont déjà mis sur le devant de la scène les problématiques climatiques liées aux activités humaines. C'est donc d'une Amérique qui doute d'elle même, d'une atmosphère de fin du monde, que les scénaristes du film sont largement imprégnés. Ce qui ne les empêche pas, de donner dans le happy end hollywoodien... Incorrigibles optimistes qu'ils sont !

Le livre dont est tiré le film est fait d'un tout autre bois : le "héros"est blanc, classe moyenne, employé, habite une maisonnette avec jardin dans une immense banlieue de Los Angeles et tente de survivre, dans son tout petit espace, aux attaques des mutants. Jamais il n'est question de sauver l'humanité. Le "héros" n'a pas d'autre horizon que sa banlieue, ne sait pas comment cela a commencé et n'a aucun contact avec d'autres survivants. Au contraire du battant Will Smith, il finit par abandonner la lutte quotidienne et "rejoindre"les mutants... signant en cela l'extinction de l'humanité sous sa forme originelle. 

Dans ce livre c'est l'espèce humaine qui est une légende pour la nouvelle espèce mutante qui règne désormais sur la planète. Et le message de l'auteur Richard Matheson est que l'espèce humaine peut finalement n'être qu'une parenthèse dans l'histoire de la terre, parenthèse oubliée puisque elle en devient légendaire. Il est vrai que le contexte de 1954 est radicalement différent : la guerre froide fait rage, la Guerre de Corée vient de s'achever, la menace de guerre nucléaire est bien présente dans les esprits, à la télévision au cinéma et dans les écoles, des films et des dessins animés apprennent les bons réflexes en cas d'attaque nucléaire... l'extinction de l'humanité, ou du moins des Etats-Unis et de l'URSS est donc bien à l'ordre du jour quand Matheson écrit son livre. C'est cette même atmosphère qui imprègne le livre de Pierre Boulle La planète des singes en 1963, que le cinéma américain adapte en 1968, avec Charlton Heston en vedette.
Image iconique de la fin du film La planète des singes (1968) 

Avec ce petit exemple on se rend donc bien compte à quel point le cinéma américain peut-être très utile si l'on s'intéresse aux enjeux stratégiques des EU et aux relations que les EU entretiennent avec le reste du monde.

Toutes choses étant égales par ailleurs, on pourrait aussi s'intéresser à la mode récente des films mettant en scène la destruction des EU et du monde, la pandémie "zombiesque" mondiale de World War Z l'attaque de la Maison Blanche dans The White House Down ou plus récemment Interstellar qui met en scène un monde au bord de l'extinction...


lundi 1 décembre 2014

Première DNL : topic #2

Please download the beginning of the slideshow on our second topic : War, comic books and cinema from WW1 to nowadays.

You'll find in it the questions you have to answer on Stanley Kubrik's "Paths of Glory" for Monday 15th of December and some specific vocabulary linked to this movie.

Private Arnaud facing the Court Martial, one of the key moments of the movie.



jeudi 27 novembre 2014

Première L, Thème 2 d'histoire, partie 4 : la fin des totalitarismes

Vous pouvez télécharger le diaporama contenant la dernière partie du cours sur le thème 2 d'histoire. Cette partie concerne les espoirs de paix au lendemain des deux guerres mondiales ainsi que le processus de dénazification en Allemagne après la capitulation. 

Comme toujours, il comporte des liens vers des ressources additionnelles qu'il peut être utile de suivre. 


Les accusés à l‘énoncé du verdict, le 2 octobre 1946. De gauche à droite :
1er rang : Hermann Goering, Rudolf Hess, Joachim Von Ribbentrop, Wilhelm Keitel, Alfred Rosenberg, Hans Frank, Wihelm Frick, Julius Streicher, Walther Funk and Hjalmar Schacht.
2e rang : Karl Doenitz, Erich Raeder, Baldur von Schirach, Fritz Sauckel, Alfred Jodl, Franz Von Papen, Arthur Seyss-Inquart, Albert Speer, Konstantin Von Neurath and Hans Fritzsche.
Contrairement à ce que le procès de Nuremberg laisse supposer, ce processus très incomplet est assez rapidement abandonné, dans le contexte de reconstruction de l'Allemagne et de Guerre froide naissante.  

C'est de cette superficialité de la dénazification dont témoigne ce dessin de Max Radler parue dans la revue satyrique Simplicissimus en 1946.

La légende dit : 

"Le Noir deviendra Blanc, ou la dénazification automatique". La légende sous le dessin indique: "Sautez là-dedans! Que peut-il vous arriver, vous les moutons noirs de la maison brune! Vous serez réhabilités sans douleur. Nous le savons: vous ne serez pas impliqués! (Les coupables se sont toujours les autres) Admirez la transformation immédiate du Mal en Bien. Ici vous pouvez le voir en noir et blanc."
Après être passés dans le "dénazificateur" sous l'oeil des forces d'occupation, les moutons de la maison brune ressortent blanchis avant d'être adoubés par le gouvernement de Bavière et les représentants de l'Eglise installés dans une chaire. Au dessus d'eux, une banderole annonce: "Il y aura plus de joie pour un pécheur repenti que pour dix justes.






dimanche 23 novembre 2014

2GT1 : L'enjeu énergétique


Comme le laisse supposer cette caricature parue en une du magazine américain The Economist en septembre 2005, les deux plus grandes puissances économiques de la planètes sont "droguées au pétrole" (Oil = pétrole en anglais). Leur développement, ainsi que celui de l'ensemble des pays industrialisés est basé, entre autres, sur la consommation à outrance de cette ressource non renouvelable qui est amenée à s'épuiser au cours de ce siècle. 

Outre les dégâts environnementaux en terme d'émissions de gaz à effet de serre par exemple, cette addiction empêche-t-elle d'imaginer des solutions durables aux enjeux énergétiques ? 

C'est un des enjeux qui seront au coeur de ce cours.

Vous  trouverez dans le diaporama l'introduction ainsi que l'étude de cas sur l'Alberta canadien qui débutera le cours.

Vous pouvez visionner ci-dessous le début du film H2Oil dont nous travaillerons sur les premières minutes en classe. 












samedi 22 novembre 2014

TS : l'historien et les mémoires de la Deuxième Guerre mondiale

Vous pouvez télécharger la séance 2 du cours portant sur les mémoires face à l'histoire depuis le début des années 1970.

Pour compléter le cours vous pouvez regarder ce reportage de France 2 sur Robert Paxton en 1997, au moment où il est décoré de l'Ordre National du Mérite par l'ambassadeur de France aux Etats-Unis. Cette année là, Paxton est aussi entendu comme témoin au procès de Maurice Papon. Ce qui montre également un rôle nouveau que la société entend assigner aux historiens, celui de juge. 



Vous pouvez aussi écouter cette interview diffusée sur France Inter en juillet 2009 qui dans les premières minutes, remet les travaux de Paxton dans le contexte dans lequel ils sont publiés au début des années 1970 : la mode était alors au résistancialisme. 

Une excellente façon de réviser son cours !


mardi 18 novembre 2014

Première L : La 2e Guerre mondiale

Vous pouvez télécharger le diaporama du cours que nous venons de commencer sur la Deuxième Guerre mondiale. 

Ce conflit ne sera étudié que sous l'angle de l'anéantissement et du pas supplémentaire franchi dans la totalisation de la guerre. Avec 2/3 de victimes civiles sur 65 millions de morts, c'est en effet le plus dramatique bilan de toute l'histoire de l'humanité. 

Ce bilan s'explique nous le verrons par une volonté systématique de viser les populations civiles, que ce soit à des fins militaires, ou bien idéologiques et raciales. 


Exécution d'un groupe d'hommes par des einsatzgruppen, Europe orientale, 1941-1942.
Auteur et lieu inconnu. Source : Mémorial de la Shoah

Allégorie de la bonté sur la tour de l’Hotel de ville de Dresde. Photo prise par le photographe allemand Richard Peter en septembre 1945, 7 mois après le bombardement dévastateur allié de février 1945. Source : Deutsche Fotothek et Wikipedia




 Sur le sujet de la Deuxième Guerre mondiale, si vous en avez le temps et l'occasion, je ne saurai trop vous conseiller de regarder l'excellent documentaire en 6 épisodes de Isabelle Clarke et Daniel Costelle : Apocalypse, la deuxième Guerre mondiale, dont voici un extrait du 1er épisode :



 




lundi 17 novembre 2014

Seconde et toutes les classes : Les moissons du futur, un film absolument nécessaire !


Un film de Marie Monique Robin, sur un sujet qui ne fait pas partie des programmes de 1ere et de terminale, mais qui à mon sens devrait être vu par le plus grand nombre. Il y est question de ce que nous mangeons, et de la capacité que nous avons à pouvoir nourrir durablement la planète, même si elle est peuplée de 9 milliards d'habitants.


Ce film est très loin de tout ce qui a été fait sur le sujet jusque là, de façon plutôt alarmiste ou culpabilisante :

Marie Monique Robin avait déjà réalisée Le monde selon Monsanto où elle dénonçait la mainmise de l'industrie chimique des pesticides sur l'agriculture et les dangers que cela peut représenter, à la fois pour notre santé mais aussi pour l'environnement. De même, Jean Paul Jaud, dans Nos enfants nous accuserons, joue sur le même registre de dénonciation des dangers des engrais chimiques et des pesticides.

D'autres ont aussi montré les dérives de la production agro-industrielle, comme Erwin Wagenhoffer dans We feed the world. Souvenez vous des scènes écoeurantes d'élevage et d'abattage industriel de poulet.


Tous ces films avaient un point commun, ils dénonçaient un système. Ce faisant, ils contribuaient également à nous culpabiliser sur le mode : "voyez le système détestable que nous, consommateurs, avons laissé se mettre en place". N'offrant pas vraiment de perspectives, ces films qui sont par ailleurs tous de très grandes qualités, pouvaient ainsi rater leur cible, car ils n'(entre)ouvrent que très peu de portes de sorties des systèmes qu'ils dénoncent.




Mais  "Les moissons du futur" est dans une toute autre logique. C'est à mon avis le film le plus intelligent qui ait été fait sur ce sujet, car il remet en cause bien des a priori que nous avons sur l'agriculture biologique et nous montre que les solutions pour une agriculture socialement équitable, économiquement viable et écologiquement soutenable, en bref DURABLE,

EXISTENT et PEUVENT ETRE MISES EN PLACE !



Pour regarder le film en intégralité : 

jeudi 13 novembre 2014

Terminale S : Thème 1 d'histoire

Vous pouvez télécharger le diaporama de la Première séance du cours sur "L'historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale" 

Le diaporama (et cet article) comporte quelques parenthèses et des liens vers des ressources additionnelles que vous pouvez suivre, si vous avez le temps, et/ou l'envie de le faire.

Ci-dessous une photo du mémorial du col du Pas entre Saint André de Valborgne et Valleraugue dans le massif de l'Aigoual. Erigé en 1960 grâce à une souscription lancé auprès des anciens du maquis Aigoual-Cévennes, ce monument s'inscrit dans la logique résistancialiste de l'époque comme nous l'avons vu en classe. 


Mais celui-ci, comme beaucoup d'autres de ce type est aussi le fruit de la simple volonté des anciens résistants que la mémoire de leurs actions se perpétue. Dans l'introduction d'un livre de 1960 retraçant la construction du monument, d'ailleurs uniquement financée par la souscription des anciens maquisards, on trouve ceci : 

"Rien ne rappelle le passage que nous avons effectué dans ces sites cévenols qui nous sont chers. Il est donc nécessaire de doter ce cadre, berceau de notre maquis, d'un témoignage  : un monument pour honorer nos morts et notre maquis". 

Et plus loin : " L'oeuvre que nous entreprenons est digne. Le combat maquisard que nous avons mené nous semblerait vain s'il était considéré comme éteint. (...) Le monument que nous élèverons sera pour ces générations (futures) le symbole toujours vivant, toujours présent de la nécessité de s'unir et de combattre lorsque la liberté et la dignité de l'homme sont en danger".

Cet exemple montre la volonté louable qu'ont eu ces groupes de résistance de perpétuer la mémoire de leur action. C'est leur multiplication à travers la France, mais surtout la volonté politique des gouvernants de l'époque qui crée le mythe d'une France entièrement résistante, ce que Henry Rousso appelle le résistancialisme.

Pour mémoire (!) le maquis Aigoual Cévennes est un regroupement de plusieurs groupes plus anciens. Après l'attaque du maquis d'Aire-de-Cote par des parachutistes allemands le 1er juillet 1943 (7 morts, 3 disparus, 31 prisonniers et déportés dont 19 ne sont pas revenus), les rescapés rejoignent le maquis de Lassalle qui fusionne avec celui d'Ardaillers le 12 juillet 1944. Il compte alors 385 personnes.  Plus de détails sur le site cevennesresistance.fr




lundi 3 novembre 2014

2GT1 : nourrir les hommes

Vous pouvez télécharger le diaporama du cours sur la séquence "Nourrir les hommes". Vous y trouverez les photos de Peter Menzel dont nous nous sommes servis en classe, mais aussi les schémas qu'il faut recopier au propre. 

N'hésitez pas à suivre quelques liens vers des ressources additionnelles comme cette série de photos sur la déforestation en Indonésie publiée par le site Francetvinfo en décembre 2011.




Quel rapport avec notre thème me direz-vous ? 

Tout simplement que ce pays laisse raser entre 1 et 3 millions d'hectares de forêt vierge chaque année pour planter d'énormes surfaces de palmiers à huile et devenir ainsi le premier producteur au monde d'huile de palme. Une huile végétale à bas prix dont les industriels de l'agro-alimentaire sont de très gros consommateurs, et nous avec : pâtes à tartiner, biscuits, glaces, fromages, biscuits apéritifs, céréales... Pour une liste plus complète consulter ce blog par exemple.

Dans le cadre d'une demande mondiale croissante, l'Indonésie a fait de cette activité un pilier de son développement économique et de la croissance de son PIB. 




On peut par contre s'interroger sur la durabilité de telles pratiques qui s'étendent bien au delà de l'Indonésie, en Afrique équatoriale et en Amérique du sud par exemple. Presque 13 millions d’hectares de forêts sont rasés chaque année dans le monde.

 En effet, La déforestation est responsable de plus d'émissions de gaz à effet de serre que le secteur du transport. Elle provoque des rejets de dioxyde de carbone (CO2) qui varient entre 12 et 17% selon les études.
 

Cette interrogation sur la durabilité de ces pratiques est au coeur de cette caricature primée en 2010 au festival "Cartooning on Climate Change" tenu à Colombo au Sri lanka :


mercredi 22 octobre 2014

Capitalisme, la série événement diffusée sur ARTE

Pensez-vous que le capitalisme et le libre marché sont des lois naturelles qui s'imposent aux hommes car elles sont dans l'ordre des choses ? 

Cette série montre au contraire qu'il s'agit bien d'idéologies qui ont été mises en application délibérément par des hommes, qui se sont la plupart du temps imposées par la force des fusils et des canons et qui sont absolument destructrices pour l'humanité. 

Les 4 premiers épisodes diffusés mardi soir sont à revoir sur le site d'Arte et les deux derniers seront diffusés mardi 28 octobre prochain. L'intégralité est exceptionnellement disponible sur le site d'Arte pendant 2 mois et ci-dessous. A ne pas manquer !

Le site propose également de nombreuses ressources additionnelles dont un quizz d'économie, une série amusante de petits topos graphiques au stylo noir sur tableau blanc et une interview de Thomas Piketty, l'économiste que même les américains nous envient !

Je ne saurai trop la conseiller aux élèves de lycée quels que soient leur niveau, à leurs parents et à n'importe quel citoyen ou futur citoyen d'ailleurs. D'épisode en épisode, c'est toute l'histoire de l'humanité qui est balayée depuis le XVème siècle jusqu'à nos jours. Un grand moment de télévision qui remet en question ce que nous savons, ou croyons savoir de l'économie, et qui en outre fourni quantité d'éléments de réflexion pour comprendre le monde dans lequel nous vivons... afin de pouvoir le changer ?


Voici ce qu'en dit Arte :


D’où vient le capitalisme ? D’une évolution naturelle de nos sociétés ou de théories élaborées au fil des changements politiques et technologiques ? Pour y répondre, des villages de chasseurs amazoniens aux derniers communistes chinois, en passant par les traders de la City, la série Capitalisme nous entraîne à travers plus de 22 pays dans une enquête rigoureuse qui ne craint pas de renverser les vieilles idoles et de mettre à mal les idées reçues. Plus d’une vingtaine d’intervenants de la pensée économique à la pointe de l’actualité nous éclairent pour ce voyage dans le monde de l’après-crise 2008, sur les traces des grands penseurs qui ont jalonné l’histoire du capitalisme.

Episode 1 / Adam Smith : à l’origine du libre marché ?

La plupart des économistes et certains historiens laissent entendre que ce que nous appelons le capitalisme de libre marché a été imaginé par Adam Smith dans son livre La Richesse des Nations et a vu le jour avec la révolution industrielle. Laissant de côté cette vision conventionnelle, ce premier épisode nous entraîne dans un voyage plein de surprises à travers le monde et 500 ans d’histoire. Sur les traces d’un amiral chinois, ou d’une rive à l’autre de l’Atlantique, des geôles d’esclaves du Ghana aux mines d’or du Nouveau Monde, il nous révèle les véritables origines de notre système économique actuel : la découverte des Amériques, avec la révolution mondiale qui s’en suivit et le bouleversement des forces sociales qu’elle imposa.




Episode 2 / "La Richesse des Nations"


Depuis sa parution en 1776, « La Richesse des Nations » d’Adam Smith est resté un best-seller constamment réimprimé. Pour beaucoup, il est devenu la bible d’un nouveau système économique… L’est-il vraiment? Dans ce deuxième épisode qui voyage à nouveau à travers le monde et le temps nous découvrons des preuves troublantes de la façon dont les éléments clés de ce livre ont été sortis de leur contexte et utilisés à des fins politiques. Pour créer ce nouveau testament économique, on a ignoré les préoccupations sociales d’Adam Smith.





Episode 3 / Ricardo et Malthus, vous avez dit liberté ?

Si David Ricardo et Thomas Malthus ne sont pas aussi connus du grand public qu’Adam Smith peut l’être, on les considère néanmoins comme fondamentaux dans la construction de la société britannique du XIXe siècle. Depuis 40 ans, l’économie s’est mondialisée selon la vision de David Ricardo de « l’avantage comparatif » et a conditionné notre adhésion à la logique du marché. Les bouleversements sociaux et politiques engendrés par ce tsunami économique ont été présentés comme le prix nécessaire à payer pour améliorer le sort de tous. Mais qu’est-ce que David Ricardo a réellement écrit ? Est-ce que l’histoire des quatre dernières décennies s’explique avec des théories du XIXe siècle ou par les intérêts politiques et économiques de nos contemporains ? 






Episode 4 / Et si Marx avait raison ?

 Et si Marx avait raison, après tout ? Avec l’effondrement de l’Union soviétique, et la chute du mur, le communisme a été jeté à la poubelle de l’Histoire, et Marx avec. Mais après la crise de 2008, on peut se demander si nous avons bien compris Marx. Son analyse du capitalisme du XIXe siècle serait-elle plus pertinente aujourd’hui ?